
Il y a des moments où je me demande réellement où va le monde. Par exemple, quand on apprend que le Canada cherche des partenaires pour investir dans l’atomique. Ça nous permettrait semble-t-il de “mieux profiter d’occasions d’affaires sur un marché évalué à 400 milliards $ au cours des 15 prochaines années.” Veut-on vraiment profiter de cet argent là par contre? J’aurais tendance à appeler ça de l’argent sale, non pas dans le sens économique de l’expression, mais plutôt dans un contexte environnemental et social. Tiré du site web de la société d’État EACL (Énergie atomique du Canada limitée) : “En plus de combler près de 16 % des besoins en électricité du Canada, les réacteurs CANDU représentent une composante importante des programmes énergétiques propres adoptés sur quatre continents.” Ha ha ha! Faites moi rire. De l’énergie propre vous dites? Ah oui, c’est sûr que le nucléaire ça ne produit pas de gaz à effet de serre. Ça produit quand même des déchets radioactifs, ce qui n’est pas exactement propre ni sécuritaire. À cet effet, lire cet article sur le transport de déchets nucléaires au beau milieu de Sydney. Bref, je me permets ici de critiquer la volonté du Canada de vouloir investir dans l’atomique, en nous faisans acroire que c’est de l’énergie propre.
Ensuite, on apprend que les joueurs francophones sont moins bien payés que leurs confrères d’autres nationalités dans la LNH. Notre si cher “Canayen de Mourial” ne fait pas exception à la règle. En prime, on peut même se rendre compte qu’un des requins blancs qui pourraient être à la base du crash boursier a obtenu son MBA à Laval. Le doublé met un peu sur le cul. Bon, pour Laval on s’en remet vite, en se disant qu’une institution ne peut pas contrôler ce que ses diplômés font. Pour le CH et la LNH, c’est un peu décevant. Ça montre qu’on est encore à la solde de certaines élites qui en ont peu à faire des “Frenchies”, en autant qui continuent à scorer et à faire rentrer le cash.
Puis, il y a ce type, un économiste, Jeff Rubin, qui démissionne de la CIBC et qui parle de la fin du monde. Pas comme dans la fin du monde des adeptes de religion, comme dans la fin de notre monde économique. En gros, il entrevoit simplement les conséquences pratiques, réelles du Peak Oil qu’on va, inévitablement atteindre. Plutôt bientôt que tard. Certains ne croient pas à cette théorie. Un fervent opposant pourrait-il m’expliquer les contre-arguments svp? Je ne suis pas sûre de comprendre le raisonnement intellectuel.
Enfin, il y a encore du monde qui se tiennent debout. Comme Carlos Minc. “C’est qui c’te ti-clin là?” C’est le ministre de l’environnement du Brésil. Et il refuse qu’on asphalte une route de l’Amazone. Sachant que le développement du transport est à la base même de la déforestation amazonienne, on ne peut que se réjouir de cette décision. Il y a des “Grands bâtisseurs” qui devraient prendre exemple sur le courage de cet homme et arrêter d’accepter n’importe quel développement hydroélectrique sur la seule base d’intérêts économiques potentiels.
Je finis en vous référant à cet article paru sur les 7 du Québec concernant l’anglicisation de la Chine. Fort intéressant.