Toujours en vie
Je suis toujours en vie et ce blog aussi, malgré les apparences. C’est la fin de session. Pour le moment, je ne fais que courir après le sommeil perdu entre un travail et une présentation ici et là. Je promets de revenir au poste!
Je suis toujours en vie et ce blog aussi, malgré les apparences. C’est la fin de session. Pour le moment, je ne fais que courir après le sommeil perdu entre un travail et une présentation ici et là. Je promets de revenir au poste!
Enfin. Elle a annoncé son départ. Monique Jérôme-Forget quitte la politique. Son successeur sera Raymond Bachand. Je me suis dit qu’il serait intéressant de s’intéresser au passé de l’homme, pour voir. Ceci n’est pas exhaustif, merci de partager tout autre élément croustillant! Ceci est tiré de diverses sources du web. Allez lire l’article et les commentaires sur le blogue de Pierre Duhamel.
C’est bien connu, et reconnu, la grève aime l’UQAM et vice-versa. Une symbiose qui permet aux deux de vivre paisiblement leur entité d’élément social trouble. Étant à “l’interne” du conflit (étudiante à l’UQAM), ce que je réalise, c’est qu’on est encore une fois très mal informés sur la situation véritable qui prévaut. Encore plus les étudiants du campus des sciences, un phénomène grandement attribuable à notre éloignement tant géographique qu’idéologique du campus central. Ceci étant dit, cette méconnaissance de la cause uqamienne me semble généralisée, et c’est ce dont je traiterai brèvement ici malgré ma connaissance relativement nouvelle du mouvement étudiant.
Certains se demandent sans doute ce que les étudiants font en grève, arguant qu’il ne s’agit que d’une basse et reprochable manière de se la couler douce, de remettre ses travaux plus tard, de retarder les examens ou encore d’exprimer le vieux fond révolutionnaire si caractéristique de l’UQAM. Bien que ces raisons s’appliquent sans doute à un nombre restreint d’individus, je suis portée à croire que la population estudiantine cherche ici réellement à défendre les intérêts de leur université, et donc les leur.
Il y a d’un côté les revendications “classiques”, qui sont décriées depuis belle lurette, à savoir un réinvestissement massif de l’État dans l’UQAM. Celle-ci ne possédant ni faculté de génie ni de médecine, et accueillant près de 50% de ses étudiants à temps partiel seulement, elle se trouve financièrement négligée par rapport aux autres universités québécoises. Ceci étant dit, l’importance de cette institution scolaire, tant sur les plans social, éducationnel que politique n’est plus à démontrer. Un sous-financement n’influe pas seulement sur le salaire de quelques centaines de professeurs, mais aussi sur la réputation globale de l’UQAM, ses étudiants et de ses diplômés. Le problème uqamien ne peut être astreint à une seule sphère, il est évidemment multi-facette (comme la coloration à cheveux) et donc d’une complexité supérieure. Toutefois, l’entêtement de certaines parties ajoute allègrement à ce facteur de complexité de manière exponentielle.
L’autre côté de la mobilisation générale présentement en cours est lié à la volonté de la ministre Courchesne, et j’ajouterais du gouvernement Charest, de réformer le modèle de gestion de l’UQAM vers des horizons plus libéraux pour dire le moindre. Cette tentative de faire de la seule université publique montréalaise une business, plus ou moins, est fortement décriée par nombre d’associations étudiantes et de syndicats depuis belle lurette. La désignation d’un membre du Conseil du trésor à la table des négociations à très certainement à voir avec l’agenda de la ministre de l’éducation. D’ailleurs, celui-ci se fait, selon le témoignage d’un représentant du SPUQ, une tâche de retarder les négociations en adoptant un comportement condescendant, indigne de confiance et ne démontrant aucune bonne foi.
Alors que Courchesne abuse allègrement de la pente glissante et du faux dilemme dans ses explications et communication (notamment envers les étudiants uqamiens), il n’est pas inutile ni paranoïaque de douter de ses intentions. On nous épouvantaille à coup de “session annulée” et de “session allongée”, croyant ainsi nous faire perdre toute forme de jugement critique. Soit on considère les uqamiens, professeurs, étudiants et autres, comme des indivus simples d’esprit facile à borner, soit on tente de critaliser l’opinion publique en faveur de nos dirigeants dans ce dossier. Dans les deux cas, la technique laisse fortement à désirer et me fait douter, une fois encore, de la compétence du gouvernement pour résoudre toute question sociale.
Voici quelques sites web à visiter pour vous tenir au courant de la situation. En ordre de préférence.
En suivant l’actualité, c’est facile de tomber rapidement dans une écoeurantite aigüe des jeux politiques, tant les médias traditionnels s’en donnent à coeur joie dans le bashing. L’idée c’est évidemment (peut-être pas si évident en fait) de voir au delà de ce jeu de basse cour si je peux me permettre l’expression. Je n’ai pas de formation en communication, encore moins en journalisme. Je crois quand même au principe de recoupement et de diversification de l’information. Vous lisez le Journal de Montréal tous les jours? Mettez vous au Devoir. Vous êtezs au Devoir? Gardez le (!) et mettez vous à lire Pratte dans la Presse. Je sais que cela demande un effort intellectuel certain, mais la récompense en vaut le coup, cette sensation fausse, mais tout de même appréciable, de savoir un peu ce qui se passe dans le monde. Si vous ne lisez que les nouvelles du Québec, apprenez ce qui se passe en Iran, les liens avec la guerre d’Irak. Lisez, écoutez, regardez. Télé, radio, journaux, magazines, blogues. Sachez rassembler, trier, évaluer, analyser, critiquer l’information. La technologie est là pour vous aider: flux RSS, podcasts, radios web, contenu télé en ligne. Apprenez à vous en servir.
Lisez les nouvelles 2, 3, 30 jours plus tard (après leur parution). C’est un exercice incroyablement intéressant.Je n’ai pas la prétention de faire tout ce que je dis ici: je refuse toujours d’écouter la télévision (nouvelles, émissions), j’ai bien de la difficulté à suivre le conflit Iran/Irak/USA, je n’écoute pas la radio assez souvent à mon goût, je ne lis pas Patrick Lagacé et je fais la moue en voyant une copie du Soleil ou du JdeM. Voilà pour mes confessions. Ce n’est pas facile, mais c’est faisable. Je ne prêche pas l’engagement politique. En fait, être en dehors de la machine permet même une plus grande liberté intellectuelle. Tu contrôles mieux la voiture téléguidée si tu n’es pas collé dessus.
Je me permets, en terminant, quelques suggestions.
Je vous invite finalement à aller lire cet article fort intéressant de Chantal Hébert du Devoir. Une excellent analyse sur la prérogation du Parlement, la décision de Michaëlle Jean et le futur politique de Stephen Harper. Ça vaut vraiment le coup de lire.