Fête Nationale, St-Jean, appelez ça comme vous voudrez. Je dénonce ici toute l’hypocrisie derrière cette fête. Alors qu’on est supposé fêter la fierté de notre peuple, ce qu’on voit défiler sur les Plaines le 23, ce n’est ni plus ni moins qu’un troupeau de 400 000 abrutis (en grande partie). Arborant un t-shirt avec slogan anglais d’une compagnie américaine, le tout fabriqué en Chine, le sac à dos plein de Jack et de Bud, ils sont venus participer à ce grand rassemblement de notre “peuple”.
Pour une soirée, on se fait accroire que tout est possible, question d’oublier que, 365 jours par année, on est prisonnier de notre manque de volonté commune et notre agenouillement maladif face au fédéralisme canadien. On crie à tue tête notre pseudo désir mal canalisé d’indépendance pour enterrer le bruit des tanks qui roulent à Montréal en octobre ‘70. On chante en français, pour ne pas confronter le fait que l’anglais sera majoritaire sur l’île en 2021. On se rassemble en masse pour se pardonner collectivement d’avoir élu deux députés libéraux la veille et un gouvernement fédéraliste depuis 2004. On a l’air d’une horde (du mot anglais herd, “troupeau”) de fidèles venus attendre une libération quelconque par un messie tout puissant.
Qu’on continue donc, à fêter cette St-Jean toutes les années, en restant assis sur nos lauriers à contempler notre statut quo. Et on pourra rêver indéfiniment à notre éventuel peut-être hypothétique pays dans un avenir infiniment éloigné.
Sans compter les commandites de Labatt Bleue, filiale de InBev, une société Belge, pour fêter “sa nation”…
Bonjour Myriam, je suis tout à fait d’accord avec toi concernant l’américanisation des québécois ou de ces gentils moutons tondus régulièrement par les promesses d’un avenir meilleur poue le reste du Canada. Ce troupeau de suiveux qui en bave pour le Canadien et la loterie ne court qu’à sa perte. Pendant que nos petits commerces ferment au profit des grands de ce monde (O.M.C. ou organisation mondiale des crosseurs)les québécois se ruent en masse chez Walmarde et cie. Ce peuple est devenu l’ombre de lui-même. Je crois que ceux qui veulent vivre indépendants en ayant comme pholisophie le respect de leurs origines et traditions devront se trouver un territoire comme la Gaspésie…..Vivre la Gaspésie Libre.
On t’embrasse fort, Jean-Pierre et Cécile.