Les mythes sur la hausse des frais de scolarité
by M.
Je n’ai aucun mérite pour le présent billet. Je me permets simplement de reprendre un article de mon collègue Simon Crépault, étudiant en droit à l’UQÀM. Simon a écrit un excellent article concernant les mythes liés à la hausse des frais de scolarité et m’a donné la permission de republier le tout ici. Je vous encourage à aller visiter son blogue Crépolitique. Sans plus tarder donc, les mythes sur la hausse des frais et une réponse appuyée par des sources fiables (c’est-à-dire pas “l’anecdote personnelle”).
L’AIDE FINANCIÈRE AUGMENTERA DU MÊME MONTANT QUE LA HAUSSE
Vraiment ?
Pour que l’aide financière augmente, il faut d’abord y être éligible. En 2008-2009, 169 169 étudiants étaient inscrits à temps plein à l’université (page 23). De ce nombre, 65 181 (38,5%) ont bénéficié de l’aide financière tandis que seulement 25.7% des étudiants inscrits (43 465) ont eu droit à des bourses. Ceci signifie que 61.5% des étudiants n’ont pas droit à l’aide financière (ou n’en auraient pas besoin) pour les études universitaires et que, même s’ils y ont droit, seulement 33% de ceux qui en bénéficient (21 716) n’obtiennent que des prêts. Ainsi, même si l’aide financière supplémentaire se fait sous forme de bourses, elle ne concerne que 25% de la population étudiante.
Cette “information” n’a donc aucune valeur pour 75% de la population étudiante, cette dernière n’ayant pas accès à l’aide financière ou aux bourses.
Vous ou vos enfants ne font ou ne feront pas partie du 25% ? Ne vous laissez pas berner.
LES ÉTUDIANTS DOIVENT FAIRE LEUR JUSTE PART
Vraiment ?
Qui n’est pas allé sur les bancs d’école ? Qui sont donc ces étudiants qui doivent “faire leur juste part” et surtout, quand doivent-ils la faire ? C’est tout le monde en fait. Tout le monde, sauf ceux qui ont terminé leurs études. L’avaient-ils payé, eux, leur juste part?
Le gouvernement prétend que “la hausse des droits de scolarité amènera ces droits au niveau qu’ils avaient en 1968, si l’on tient compte de l’inflation” (p. 21).
N’utiliser que ces chiffres relève de la malhonnêteté. C’est vrai, en dollars d’aujourd’hui, nous payerons le même montant que payaient les étudiants en 1968. Mais le dollar de 1968 indexé à celui de 2016 ne peut justifier à lui seul une telle augmentation. Faites le calcul vous-même. Les frais de scolarité de 546.40$ en 1968 (p. 67) équivalent à 3420$ en 2011. Mais qu’en est-il de tout le reste ? Quel était le coût du logement en 1968 ? Le prix des aliments a explosé depuis les 10 dernières années, quel était leur prix en 1968 ? On ne peut revenir en arrière et prétendre que ramener les frais de scolarité au niveau de 1968 fera en sorte que le montant payé par les étudiants représentera leur juste part.
D’ailleurs, pourquoi avoir choisi 1968 comme année de référence ? Et bien, 1968 a été l’année où le gouvernement a exigé des frais de scolarité les plus élevés dans toute l’histoire du Québec (Figure 15 p. 54). Dès 1969, les frais de scolarité ont baissé si l’on tient compte du pourcentage du revenu moyen attribué au paiement des frais.
En fait, si en 1968 les frais de scolarité étaient à 100% de ce qu’ils auraient dû être, la moyenne des années 70 fut de 63.6%; celle des années 80 de 31.33%; celle des années 90 de 55.5% et celle des années 2000, environ 65%. (Voir ce document: le système universitaire québécois : données et indicateurs, p. 67).
Ces chiffres peuvent être vus de bien des manières, mais le premier constat qui nous vient à l’esprit est que ce sont ceux qui ont bénéficié des plus bas frais de scolarité qui prétendent que les étudiants doivent faire leur juste part. Pensons à Jean Charest (1981, 41.4%), François Legault (1984, 31.1%), Pauline Marois (1976, 59.8%), Gérard Deltell (1989, 25.1%), Mario Dumont (1993, 40.8%). En fait on pourrait pratiquement tous les passer, aucun n’aura payé ce qu’ils prétendent être “la juste part”, soit celle de 1968. Si cette génération avait placé tous les montants non payés en frais de scolarité selon le pourcentage de ce qu’ils auraient dû, combien devraient-elle redonner, avec intérêt, aux générations actuelles qui sont maintenant prises à éponger le déficit ? Ceci pourrait très bien être LA juste part dont on parle partout ! (Voir la section “Les chiffres le disent” plus bas pour la suite de cette analyse).
LES FRAIS DE SCOLARITÉ PEU ÉLEVÉS DU QUÉBEC NE FAVORISENT PAS L’ACCESSIBILITÉ
Vraiment ?
On n’entend parler que de la Nouvelle-Écosse, avec des frais de scolarité universitaires des plus élevés au Canada et un taux de fréquentation également des plus élevés (p. 1 de l’annexe). Comme s’il y avait un lien direct entre les frais de scolarité élevés et l’augmentation de la fréquentation, donc l’accessibilité.
La réponse à cette “information” propagandiste tient en un mot : CÉGEP
Un bulletin statistique du Ministère de l’Éducation révélait que, si l’on tient compte de l’ensemble de l’enseignement postsecondaire plutôt qu’uniquement l’enseignement universitaire, le taux scolarisation des 17-34 ans (contrairement au tableau de l’Institut économique de Montréal (à la page 1 de l’annexe) qui ne fait état que de la fréquentation des 20-21 ans, et uniquement pour l’enseignement universitaire) est de 20,3% au Québec, contrairement à 16,9% au Canada (incluant le Québec) et de 11,2% pour la moyenne des pays de l’OCDE.
Mentionnons également que les frais de scolarité ont volontairement été maintenus bas, justement pour favoriser l’accessibilité aux études supérieures puisque le Québec était en retard (voir Rapport Parent, page 82) sur les autres provinces pour le taux de scolarisation.
Le résultat ? Le Québec a un taux de scolarisation supérieur non seulement au Canada, mais également parmi tous les pays de L’OCDE. En fait, le Québec est au premier rang du taux de scolarisation postsecondaire de tous les pays de l’OCDE (p. 2). Devrait-on établir une corrélation entre le bas prix de l’éducation et le haut taux de fréquentation ?
Les données qui ne réfèrent uniquement qu’à la fréquentation universitaire des 20-21 ans sont donc trompeuses et ne peuvent être utilisées sans distinguer les particularités québécoises dues aux études préuniversitaires et au fait qu’un baccalauréat dure 3 ans au Québec, contrairement à 4 dans le reste du Canada. Cette dernière donnée à elle seule peut faire diminuer le taux québécois de fréquentation universitaire de 25% !
Si je voulais manipuler l’information comme le fait le gouvernement “haussiste”, je ferais un lien direct entre le taux supérieur de scolarisation postsecondaire du Québec et les frais de scolarité qui sont parmi les moins élevés.
D’ailleurs, l’exemple de l’Angleterre tend à démontrer que la hausse des frais de scolarité a eu un impact significatif sur les admissions (baisse d’inscription de 8,7%).
Le gouvernement lui-même, après avoir mis sur pied un comité consultatif, constatait que “les obstacles financiers sont bien réels et que les hausses des droits de scolarité peuvent avoir un effet négatif sur la participation aux études universitaires, en particulier chez les jeunes des milieux à faibles ou à modestes revenus et chez ceux des familles dont le revenu avoisine le revenu médian et qui ne bénéficient pas de l’aide financière aux études” (p. 19). (comme nous le verrons plus loin, ces obstacles affectent principalement ceux qui votent moins aux élections…).
Soyons honnêtes et citons également le fait “qu’il est possible de contrer ces effets pervers avec des mesures financières compensatoires” notamment par l’attribution de bourses (p. 19). Mais considérant que 75% des étudiants n’y ont présentement pas droit, comment l’attribution de bourses à 25% de la population étudiante peut réellement maintenir ou améliorer (conformément aux engagements internationaux du Canada) l’accessibilité pour la vaste majorité ? Est-ce que les mesures gouvernementales feront en sorte de faciliter l’accès aux bourses ? Si oui, pourquoi le gouvernement ne présente pas ces chiffres clairement ? Ils sont pourtant bien simples à comprendre, non ?
L’ÉDUCATION N’EST PAS UN DROIT, C’EST UN PRIVILÈGE - LA GRATUITÉ SCOLAIRE POSTSECONDAIRE EST UN MYTHE
Vraiment ?
Comment expliquer qu’un pacte international (PIDESC) en vigueur depuis 1976 prévoyant ce droit fut ratifié par 160 pays, dont le Canada ? Nos dirigeants étaient-ils tous fous lors de leurs ratifications respectives ? Non. C’est nous qui sommes “fous” d’adhérer à une propagande provenant d’un gouvernement (et reprise par un segment de la population, qui, peu scolarisé, ne parvient pas à remettre en question les chiffres avancés) qui veut nous faire croire que l’éducation est un privilège, et ce, pour ne pas avoir à respecter les engagements internationaux.
Pour les sceptiques, voici l’article en question :
L’article 13 (1) du PIDESC prévoit en effet “le droit de toute personne à l’éducation”:
“Les États parties au présent Pacte reconnaissent le droit de toute personne à l’éducation. Ils conviennent que l’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et du sens de sa dignité et renforcer le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales. [...]“
Le pacte prévoit à son article 13 (2) (c) que pour assurer le droit à l’éducation,
“L’enseignement supérieur doit être rendu accessible à tous en pleine égalité, en fonction des capacités de chacun, par tous les moyens appropriés et notamment par l’instauration progressive de la gratuité; “ (Voir également ce document du gouvernement du Québec à la page 16 qui reconnaît que “les pays signataires (le Canada a adhéré à ce pacte en 1976) devraient cheminer progressivement vers la gratuité scolaire, y compris aux études postsecondaires“. Ce rapport laisse entendre que le droit à l’éducation n’est qu’un discours ou une approche alors qu’il est inscrit dans un Pacte international auquel le Canada et le Québec sont parties et donc liés.
Sans nécessairement militer pour une gratuité immédiate, est-ce que la hausse des frais de scolarités proposée par le gouvernement Charest est conforme aux engagements internationaux qui lient le Québec ? Est-ce qu’une hausse des frais de scolarité peut, d’une manière quelconque, contribuer à se rapprocher progressivement de la gratuité de l’enseignement supérieur ? Peut-on si facilement répudier nos engagements internationaux ? Le gouvernement avoue candidement que la hausse des frais de scolarité au niveau de 1968 “n’aura pas amélioré la situation, mais ne l’aura pas détérioré” (p. 16). Peut-on dire que ne pas “améliorer la situation” sans la détériorer est synonyme d’instauration progressive de la gratuité ? Il n’y a bien rien que les politiciens pour nous faire gober de telles absurdités !
Ceci étant, certains poseront la question à savoir, si des droits à l’éducation son si explicitement énoncés dans un pacte international, pourquoi la police internationale ne viendrait pas “emprisonner” le Canada ? La réponse est toute aussi malheureuse que simple: Le Canada n’a pas signé ni ratifié l’entente qui prévoit les procédures de plaintes et de réparations, tout simplement. Il peut donc se vanter d’être partie à un pacte international en faveur de droits économiques et sociaux auprès de la Communauté internationale et de sa propre population sans appliquer le nécessaire pour favoriser effectivement la mise en œuvre des droits qui y sont énoncés.
(Voir le Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels à cette adresse (articles 2, 7, 8 et 9) qui met en place les procédures de plaintes pour faire valoir les droits énoncés. (Protocole ouvert aux signatures en 2009, 39 pays l’ont signé depuis, dont 7 l’ont ratifié, entrée en vigueur lorsque 10 États l’auront ratifié).
Donc, l’éducation supérieure (ou postsecondaire) est-elle vraiment un privilège plutôt qu’un droit ? 160 pays sur 193 ont dit que NON.
Est-ce farfelu d’envisager et de tendre vers une éducation postsecondaire gratuite ? 160 pays sur 193 ont signé un pacte international à cet effet. Est-ce que 83% des dirigeants de pays peuvent avoir, de concert, eu l’intention de faire croire à l’impossible à leur peuple ? Probablement ! Mais il n’en demeure pas moins que la gratuité scolaire, même postsecondaire à moyen terme, relève plutôt d’un choix de société (un choix que la société a fait en 1976) que d’un mythe.
Au Québec, le Rapport Parent était aussi clair: “L’éducation n’est plus, comme autre- fois, le privilège d’une élite. La gratuité scolaire s’impose pour généraliser l’enseignement” (Tome 1, page 92).
Ce sont ces questions que devraient se poser les haussistes plutôt que de recracher aveuglément le discours clé en main que fournit le pouvoir en place afin de légitimer une hausse des frais de scolarité qui n’est en fait que le résultat d’une gestion partisane des finances gouvernementales.
LES CHIFFRES LE DISENT: LE GOUVERNEMENT NE PEUT SE PERMETTRE DE DÉPENSER PLUS EN ÉDUCATION - L’ARGENT NE POUSSE PAS DANS LES ARBRES !
Vraiment?
Le maintien de l’accessibilité aux études postsecondaires relève d’un choix de société, et non d’une guerre de chiffres, comme voudrait le faire croire le gouvernement. C’est toujours plus facile de faire passer un argument avec des chiffres, quand on sait que la majorité ne va pas les consulter ni les remettre en question (à moins, bien sûr, que les chiffres ne soient très facilement accessibles, ce que je tente de faire ici).
Pour parler de chiffres, les budgets du Québec entre 2000 et 2011 ont réduit les revenus gouvernementaux à maintes reprises (2000-2001: indexation des paliers d’imposition: 2G$ par année en moins; 2001-2002: Réduction des taux d’imposition: 1.2G$ par année en moins; 2005-2006 : poursuite de l’allègement fiscal et indexation:622M$; 2006-2007 : Réduction d’impôt: 950M$ par année en moins (section 5 p. 3 et 4; section 6 p. 20) ; 2007-2008: Élimination progressive de la taxe sur le capital: 890 M$ (voir Budget 2006-2007 section 6 p. 21) , et ce, en grande partie au profit des mieux nantis, (ceux qui paient de l’impôt, combien les étudiants paient-ils d’impôt?) ces mêmes qui n’ont pas payé leur juste part des frais de scolarité entre 1970 et 1990 et qui n’entendent pas qu’il en soit ainsi pour les étudiants actuels: il faut pourvoir aux retraites de ceux qui votent ! (ce propos, à ce stade, semble venir de nulle part, mais est appuyé ci-bas).
Ces chiffres répondent également à l’argument selon lequel les études étant un investissement rentable (p. 1 à 3), l’étudiant doit se les financer lui-même. Des impôts plus élevés (avant les baisses) auraient permis aux mieux nantis de donner à la société un retour sur son investissement, et précisément sur ce qu’elle leur aura donné: une éducation abordable permettant à tous ceux qui le désirent, d’y avoir une chance d’y avoir accès sur un pied d’égalité, riches ou pauvres. N’est-il pas démontré qu’il existe une corrélation directe entre niveau de scolarisation et revenus (qui dit revenus dit impôt) ? En effet, “les revenus d’emploi durant la vie active (de 17 à 64 ans) seraient de 875 510 $ de plus pour les titulaires d’un baccalauréat, comparativement aux diplômés d’études secondaires” (p. 28-30). Les plus scolarisés auraient donc de fortes chances de payer plus d’impôt. Mais si on baisse les impôts, les plus scolarisés de la génération précédente qui n’ont pas payé leur juste part de frais de scolarité paieront-ils leur juste part d’impôt?
Ainsi, le gouvernement se serait intentionnellement privé d’au moins 47 milliards depuis 10 ans (117.6 milliards (p. 5 et 6) en considérant tous les allègements fiscaux!) pour en faire profiter sa clientèle électorale au détriment de ceux qui, de toute façon ne votent pas! En effet, “les jeunes, les citoyens peu scolarisés, les citoyens des milieux socio-économiques défavorisés et les citoyens issus des minorités ethnoculturelles voteraient en moins grand nombre que les autres catégories d’électeurs” (Allocution de Marcel Blanchet, directeur général des élections, paragraphe 17).
Qui sont les électeurs de cette “autre catégorie” ? Logiquement, par opposition, ce seraient les vieux (ou moins jeunes), scolarisés et de milieux favorisés. Cette autre catégorie ne ressemblerait-elle pas curieusement à celle qui a justement profité de frais de scolarité particulièrement bas (mis à part, bien sûr de la sacro-sainte cohorte 1968 qui aura eu la fierté d’avoir payé sa juste part) ? Effectivement, au Québec, le taux de participation en 2005 des 18-47 ans était en moyenne de 48% alors qu’il était de 73.66% chez les 48 ans et plus…
Quand on sait que la gratuité scolaire universitaire coûterait 405 millions $ (p. 39) par année (4.87 milliards $ depuis 2000), et que le Québec a les moyens de réajuster ses dépenses pour refléter le choix de société, était-il légitime de se priver de dix fois ce montant (47 milliards $ depuis 2000) en accordant des baisses d’impôt aux mieux nantis ? Je me, et vous le demande…
La hausse des frais de scolarité relève donc de l’idéologie d’un gouvernement qui tente tant tant bien que mal de semer la confusion autour de chiffres pour mener à terme des choix politiquesidéologiques appuyés sur des principes moralisateursdela “juste part“. Mais quelle est-elle cette juste part si elle est malléable selon qu’il s’agisse soit d’une population votante, scolarisée et aisée ou alors d’une population non-votante et peu scolarisée faute de moyens ? La notion de juste part est instrumentalisée pour monter la population contre un principe fondamental et reconnu (article 13): le droit à l’éducation.
Qu’on soit pour ou contre la hausse des frais de scolarité, il faut savoir que l’information véhiculée par le pouvoir en place est trompeuse et camoufle une partie de la réalité (ce qu’on appelle un mythe) pour faire avaler un choix qui n’avantage pas la majorité, et ça, c’est l’autre face de la démocratie.
Mythe: Image simplifiée, souvent illusoire, que des groupes humains élaborent ou acceptent au sujet d’un individu ou d’un fait et qui joue un rôle déterminant dans leur comportement ou leur appréciation (Petit Robert 2001 version CD Rom). (La recette de fabrication des mythes: rédaction en cours et paraîtra sous peu sur ce blogue).
L’argent ne pousse donc pas dans les arbres, non, mais il pousse! Et la richesse croît, mais c’est généralement la richesse qui attire la richesse (bien sûr, il y a des exceptions, mais je doute autant qu’un fils de millionnaire ne puisse se retrouver à la rue qu’il ne soit obligé de travailler 30 heures/semaine pendant ses études pour les payer), et les fruits de cette richesse retombent toujours près de l’arbre qui les a produits, là où la richesse est déjà présente. J’omets volontairement la référence pour ce dernier propos, constatez par vous-même.
Finalement, puisqu’il faut au moins la mentionner, pensez-vous que j’aurais eu le temps de faire cette recherche, de me poser des questions et d’y trouver des réponses appuyées si je n’étais pas présentement en grève ? Quoiqu’on en dise, c’est un beau moment, ce temps d’arrêt, pour réfléchir et remettre en question ce qui sonne faux…
En tout dernier lieu, de grâce, si lire ce texte vous choque parce que vous avez des sources fiables qui disent le contraire ou qui nuancent ce que j’avance, EXPRIMEZ-VOUS ET FAITES-M’EN PART SUR LA PLACE PUBLIQUE (ou en privé si cela vous gêne), il n’y a rien de plus légitime qu’un débat d’idées pour faire faire avancer les choses et faire ressortir la vérité dans ce fouillis de désinformation, et le but c’est de confectionner un monde meilleur, pas d’avoir raison!
Mon idéologie, c’est la vérité, pas une construction de cette dernière.
Sources:
-Conseil du Patronat du Québec: www.cpq.qc.ca/assets/files/memoires/…/0403universitesfinanc.pdf
Il est intéressant de constater que même une institution réputée tel le Conseil du Patronat peut véhiculer des faussetés si facilement réfutables par un simple étudiant comme moi!
- Pacte international des droits économiques, sociaux et culturels, Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme http://www2.ohchr.org/french/law/cescr.htm
- Ratifications : http://treaties.un.org/Pages/ViewDetails.aspx?src=TREATY&mtdsg_no=IV-3&chapter=4&lang=fr
- Comité consultatif sur l’accessibilité financière aux études: http://www.cse.gouv.qc.ca/fichiers/documents/publications/ccafe/50-1123.pdf
- OCDE, Regards sur l’Éducation, Les indicateurs de l’éducation 1998, page 195. Ministère de l’Éducation du Québec. http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/publications/publications/SICA/DRSI/bulletin_13.pdf
- http://www.cyberpresse.ca/international/europe/201201/30/01-4490704-angleterre-baisse-des-inscriptions-a-luniversite-apres-la-hausse-des-frais.php
- Ministère de l’éducation, apport 2008-2009 de l’AFE aux pages 7, 22 et 28. http://www.afe.gouv.qc.ca/CONTACT_UC/Publications/AFE/PUBL_Rapport_statistique_2008_2009.pdf
- Un plan de financement des universités équitable et équilibré: http://www.budget.finances.gouv.qc.ca/Budget/2011-2012/fr/documents/Education.pdf
- http://www.crepuq.qc.ca/spip.php?article902
- http://www.iris-recherche.qc.ca/wp-content/uploads/2011/11/brochure-faut-il-vraiment-augmenter.pdf
- http://www.iris-recherche.qc.ca/wp-content/uploads/2011/06/note_fiscalit%C3%A9.pdf
- http://www.elections.ca/content.aspx?section=res&dir=rec/part/estim/38ge&document=report38&lang=f
- http://classiques.uqac.ca/contemporains/quebec_commission_parent/commission_parent.html
- http://classiques.uqac.ca/contemporains/quebec_commission_parent/rapport_parent_1/rapport_parent%20_vol_1.pdf
- http://www.irec.net/upload/File/EducationAidefinanciere%20Janvier%202012.pdf
- http://www.cirano.qc.ca/pdf/publication/2007RB-01.pdf
- http://www.budget.finances.gouv.qc.ca/budget/2000-2001/fr/communiques/com2impotfr05.pdf
- http://www.budget.finances.gouv.qc.ca/budget/2001-2002/fr/maillon/impot.htm
- http://www.budget.finances.gouv.qc.ca/budget/2005-2006/fr/pdf/PlanBudgetaire.pdf
- http://www.budget.finances.gouv.qc.ca/budget/2006-2007/fr/pdf/PlanBudgetaire.pdf
- http://www.budget.finances.gouv.qc.ca/Budget/2011-2012/fr/documents/Education.pdf

Bonjour, j’appuie inconditionnellement les étudiants dans ce combat, je considère comme une vraie honte l’idée de faire payer comme jamais les jeunes, surtout qu’on en a mis si peu au monde!!
Il y a une chose qui m’exaspère et que les coincés du cul nous servent tout le temps! Il s’agit de ce mythique gel des frais.
La réalité c’est que moi, en 87 je payais 50$ pour un cours de 3 crédits, pour une année de 30 crédits(10 cours) à l’université, il m’en coutait 500$ à cette époque! Fin 90, 10 ans après, ça coûtait 4 fois plus!
Gel des frais! Mensonge!
Voilà un graphique que j’avais piqué chez Antagoniste.net et qui montre en dollars constant de 2011 le superbe saut, ajustement, rattrapage qu’on a fait avaler aux étudiants dans les années 1994!
http://jeanneemard.files.wordpress.com/2011/11/frais-de-scolaritc3a9.jpg
“Bonjour, j’appuie inconditionnellement les étudiants dans ce combat, je considère comme une vraie honte l’idée de faire payer comme jamais les jeunes, surtout qu’on en a mis si peu au monde!!”
Argument purement émotif et donc pas argument du tout. Écoute, je ne suis pas pour la hausse, cher, mais pourrait-on laisser tomber ce genre de déclarations émotives? Ça n’aide pas notre cause.
Peut-être que l’auteure voulait exprimer ses émotions et non en faire un argument? Je joue l’avocat du diable ici.
va donc chier!
Je regrette, cet épais ne me connait pas et me dit comment vivre, je ne supporte plus ces fêlés mal torchés !
Ça fera!
Bien sûr mon “va chier” s’adresse à ce idiot de chudnosky!
Déclaration émotive ???????????????????????
De quelle planète tu viens ????????????
J’ai écrit ceci il y a quelque temps que j’aimerais partager en espérant que cela puisse vous donner quelques arguments.
http://jeanneemard.wordpress.com/2011/11/19/speculer-dans-lignorance-univariee-la-demagogie-101/
J’avais mis en relation les variations des frais de scolarité avec le taux de diplômation universitaire par an..
On constate qu’après la hausse des frais de scolarité il y a eu une baisse du taux de diplômés par an. Bon corrélation n’est pas causalité mais ces graphiques montrent qu’on est loin des histoires à ma grand-mère affirmant l’absence de lien entre frais et nombre de diplômés.
Une autre chose que je voulais montrer avec ce billet, c’est qu’on aura dans les prochaines 15 années un déficit de jeunes, en il y a environ 300 000 jeunes de moins entre 3-18 ans qu’entre 19-33 ans…Alors c’est une sacrée drop d’effectif! On le voit assez bien sur le graphique de la pyramide des âges.
Ainsi, la cohorte de jeune à venir, la plus mince en effectif, payera plus cher que les générations précédentes pour s’instruire. Dans un monde moderne où tout se complexifie, on aura moins de jeunes instruits à cause des effectifs bien sûr mais peut-être aussi à cause de la facture qu’on veut leur refiler. C’est un risque supplémentaire absurde à prendre, c’est se tirer dans le pied!
Soyons bien certaines que cette ignorance et ce court-termisme coûteront 10 000 fois plus cher que les quelques sous qu’ont arrachera aux étudiants. Il n’y a aucune économie à faire sur le dos des jeunes, au contraire, on gaspillera sans doute le potentiel de certains d’entre eux ,et nous n’en avons pas les moyens.
La pyramide d’âge étant ce qu’elle est au Québec, décider de lésiner sur le capital humain, les jeunes en l’occurrence, est un méga gaspillage, une hypothèque certaine sur notre futur. Ne soyons pas dupes, c’est ce genre de stupidités que le Québec n’a pas les moyens de s’offrir!
Merci pour tes commentaires et ton apport à la discussion. Chaque contribution est plus que la bienvenue. Le débat manque cruellement de profondeur pour l’instant. Je n’en suis plus capable des anecdotes “moi je travaillais et j’avais pas de cell et bla bla bla”. Merci de participer à l’élévation du débat!
Ha! ha!
Moi aussi j’en ai ma claque des préjugés non fondés et perceptions personnelles, c’est pour cela que j’écris ici!
Ma nouvelle tactique, c’est de ne plus répondre à ces non-arguments. Il est temps de passer aux affaires sérieuses, d’aller dans les ligues majeures!
Koval, svp reste en dehors des affaires des grands !
Je ne suis pas dupe, je sais que la blogosphère québécoise est peuplée de vendus à Duhaime comme vous qui bavent pour faire taire les gens qui ont des arguments!
Que voulez-vous, je vous comprends, ça doit être frustrant à la longue de discuter avec des gens moins ratatinés d’esprit que soi!
Vos éructations de l’esprit par ailleurs m’ont bien faite rire! Surtout le bout où vous dites qu’on peut faire dire ce qu’on veut aux statistiques…hilarant!
Éructation, du verbe éructer : “L’éructation est l’expulsion de gaz du tube digestif (principalement de l’œsophage et de l’estomac) par la bouche. Elle s’accompagne souvent d’un son et parfois d’une odeur caractéristique.
Dans le langage familier, une éructation est appelée rot, renvoi ou rapport.”
Reblogged this on jdkusion and commented:
clair, net, précis!
Merci pour cette article! Je ne savais pas vraiment quoi penser de la hausse des frais de scolarité et cet article m’a ouvert les yeux!
Je vous suggère de partager l’article avec d’autres. Il faut que l’information (certains diront la propagande!) circule.
La propagande c’est pas nécessairement péjoratif…
Ah moi je suis un peu blasée du débat… pas parce que je le considère comme non fondé ou inutile… mais parce que je suis si découragée de voir qu’il est tellement difficile d’appuyer une solidarité sociale même à partir de notre niveau, celui des étudiants… et de réunir nos forces autour d’un même combat, celui de l’accessibilité aux études….
Je suis à l’UdeM et je suis vraiment contente de pouvoir profiter des prêts et bourses… sinon je ne pourrais jamais réaliser mes rêves, et je suis triste de constater que si le gouvernement “boomer” persiste dans cette voie, il ne va non pas seulement annihiler les espoirs d’un bon pourcentage de moins nantis de la prochaine génération mais aussi, l’idée que notre société en est une et qu’il faut s’entraider entre nous, au lieu de ne penser qu’à notre nombril (et là je vois tous les étudiants qui ne pensent qu’à finir leurs études au plus vite pour entrer sur le marché du travail)
C’est triste et témoigne d’un manque flagrant d’éthique sociale autant de la part du gouvernement que des étudiants qui s’en foutent…
Merci pour cet article!
Je partage une grande partie de ton constat sur le nombrilisme environnant et sur la difficulté d’établir la lutte contre les frais dans une perspective plus large. Je pense qu’il ne faut pas perdre courage par contre, je crois qu’il y a encore espoir! (Je me sens comme un cavalier guerrier en disant ça!).
Exactement, je suis très d’accord avec cela. Notre force est dans le nombre et la connaissance du problème; un billet détenant autant d’informations démystifiées est pour moi un grand espoir. L’important est de continuellement s’informer pour bien connaître les arguments qui nous semblent importants pour ensuite avoir des discussions éclairantes qui sortent de la simple opinion!
Même l’éthique en prend un coup quand on lit ça : http://bit.ly/x4CBol
Et dire que ça vient d’une chercheure en éthique publique et éthique des affaires…
Cest quoi pour toi la définition d’éthique ? Parce qu’à la lecture des deux textes, c’est pas mal lui ici qui me semble contre l’éthique, le fait de faire payer l’éducation des étudiants par ceux qui n’étudient pas ou plus.
JMS, ton commentaire se rapproche de l’attaque personnelle et du procès d’intention… Oui pour un débat d’idée, mais on ne va pas niveler vers le bas avec ce genre d’attaque. Enfin, pas sur ce blogue!
La présence de koval est toujours aussi intéressante. On s’ennuie !
Le mythe 5 est particulièrement ridicule si on pense que des compagnies qui exploitent le nord du Québec nous doivent des millions de dollars que le gouvernement ne va pas cherchait de peur que les compagnies partent. C’est ridicule!
Merci pour ce document très intéressant.
Et si ces compagnies partent, où va-t-on chercher le manque à gagner ? C’est mieux 10 x 1$ que 0 x 100 $…
les compagnies ne partiront pas… il manque de plus en plus de ressources sur la Terre. Elles vont aller les chercher coûte que coûte et c’est pas partout qu’il y a des ressources minières..mais là on s’éloigne un peu.
Il y a tellement d’argent qui est mal géré qu’il faudrait revoir tout le système. Les politiciens prennent des décisions qui les favorisent à court terme et qui savent que c’est la majorité votante qu’il faut “satisfaire”. Mais cette population est plus grande en nombre que les autres niveau d’âge.
Il faudrait vraiment apprendre à tous comment réfléchir par soi-même, en critiquant les informations reçues et ne pas aller les chercher de la même source.
De plus, avec les événements du Vieux-Montréal, ça n’améliore pas notre image…
Quelques autres perspective intéressante.
On dit souvent que les frais de scolarité au Québec sont les moins cher du Canada. Par contre, les frais de scolarité au Canada sont parmi les plus cher du monde, aux sixième rang de l’OCDE en 2008/09:
http://ur1.ca/89q1e
En fait, les frais de scolarité québécois tels qu’ils sont aujourd’hui se classent au dessus de la moyenne de l’OCDE. Et quand on regarde les pays scandinaves …
Il ne faut pas oublier qu’une éventuelle augmentation de l’Aide financière aux études (“prêts et bourses”) va devoir être financée en grande partie par … le gouvernement. Celui-là même qui “n’en as pas les moyens” va devoir verser plus de frais d’intérêt aux prêteurs, et collecter plus de mauvaises créances. Les grands gagnants de cette hausse? Les institutions financières, dont le volume de prêt étudiant 100% garantie par le gouvernement va exploser.
Finalement, sur la question du “choix”, on a toujours le choix. L’argent ne manque pas au gouvernement fédéral pour diminuer les impôts des sociétés de 2%, maintenant à son niveau historique le plus bas à 15%, ou passer une commande pour 29MM$ de F-35. Avez-vous entendu le gouvernement provincial réclamer du fédéral une hausse des transfert pour supporter une éducation supérieure abordable et de qualité dernièrement? Moi non plus. Ce qu’on fait des finances publiques, c’est toujours une question de priorité. Et la priorité va au avion de chasse.
SVP. Ne pas comparer le Canada au pays scandinave! Les taux d’impositions sont bien plus cher, le système socio économique est différent! Ces pays axent leur argent sur l’éducation, mais ont des lacunes dans d’autres facettes. De plus l’ensemble des prix sont bien supérieur qu’ici, vu qu’ils sont truffés de taxes partout!
N’oublions pas qu’il y a plusieurs facteurs a prendre en compte et non seulement l’argent sortant de nos poches!
Pensons au couts de la santé en france et en scandinavie. Leur système de santé n’est pas totalement gratuit comme nous.
De plus le taux d’imposition total au Canada est moindre, donc plus d’argent nous revient dans les poches peu importe la classe sociale. http://en.wikipedia.org/wiki/File:Tax-Revenues-As-GDP-Percentage-%2875-05%29.JPG
Aussi!
Faite la comparaison vous même des coût de la vie!
http://www.numbeo.com/cost-of-living/compare_countries_result.jsp?country1=Canada&country2=Norway
Nous savons fort bien que les comparaisons entre pays sont difficiles à établir. Mais nous faisons ces comparaisons quand même en réponse à un groupe de gens qui ne cesse de nous rabâcher les oreilles avec leur sempiternel argument disant que c’est au Québec que les études coûtent le moins cher aux étudiants!
Et si la force d’une nation résidait dans l’accès facilité à l’éducation de haut niveau!?! Si ces faibles coûts étaient avantageux pour le Québec?
Quelqu’un y pense à ça?!?
Dans cette ère ou l’économie du savoir est de plus en plus importante, selon les économiste, on lésinerait sur l’investissement !?!?
1. dans une société où les corporations tiennent les rênes du gouvernement, rien de surprenant que l’éducation a une valeur secondaire, référez vous aux propos dictés dans le film “the corporation”:
a) elle ne rapporte pas directement, donc vue comme une perte de capital
b) elle développe l’esprit logique et critique ou même de contestation, et les moutons dociles sont de biens meilleurs consommateurs
c) la société parfaite se compose d’une masse de consommateurs et non d’êtres humains avides d’une qualité de vie et de lois qui servent à la protéger
En finissant je tiens à vous féliciter pour votre implication et bonne chance!!
Vraiment ?! (comme tu aimes si bien le dire!) Un texte basé sur des émotions, qui se donne un air sérieux avec des notes de bas de page! J’ai étudié en droit aussi, j’ai payé pour le bac, le Barreau ET la maitrise ensuite. Oui j’ai dû emprunter. Résultat ? aujourd’hui j’ai un salaire respectable qui me permet de tout rembourser et d’avoir un niveau de vie agréable.
Pourquoi on devrait s’en tenir à de l’éducation “correcte” et des infrastructures “passable” au Québec ? Pourquoi n’a-t-on pas le droit d’aspirer au meilleur niveau, celui atteint par plusieurs universités canadiennes où il faut effectivement payer pour jouïr de ce privilège ?
En passant, pas trop fort l’argument du pacte international pour un FUTUR juriste… surtout quand on le lis comme il faut : Aucune date n’est donné pour viser la gratuité scolaire, seulement un “engagement moral”, et on sait ce que ça peut valoir plus de 40 ans plus tard…
Bonjour JMS, c’est moi qui a écrit l’article qui est repris sur ce site et bien d’autres.
Je vous invite d’abord à appuyer vos propos et à ne pas simplement réfuter les arguments en contre attaquant. Ceci aurait pour effet de rehausser le niveau du débat à un palier qui va au delà de ce qui peut sonner comme du “bitchage”.
Ensuite, les expériences personnelles, quoi que très pertinentes pour les personnes qui les vivent, ne sont pas représentatives de la réalité, mis à part la réalité de la personne qui vit ces expériences. C’est pourquoi les statistiques et les références (qui donnent malheureusement un air de sérieux), sont essentielles pour ne pas tomber dans les généralisations non fondées qui ne font que renforcer les idées préconçues, les mythes.
En voici d’ailleurs une définition: Mythe: Image simplifiée, souvent illusoire, que des groupes humains élaborent ou acceptent au sujet d’un individu ou d’un fait et qui joue un rôle déterminant dans leur comportement ou leur appréciation (Petit Robert 2001).
J’aimerais bien débattre avec vous, mais sur quelle base le ferons-nous ce débat? Sur vos expériences personnelles? Et si je donne des références, vous décrocherez aussitôt par mépris? (mépris de quoi? La connaissance?). Je vois d’ailleurs un paradoxe entre l’air sérieux que je tente de me donner en donnant les références aux documents gouvernementaux et l’émotivité que vous m’imputez. Honnêtement, ça ne me donne pas grands frissons les budgets gouvernementaux et les statistiques sur l’attribution de l’aide financière.
Pour ce qui est du Pacte international, vous avez tout à fait raison, ce n’est qu’un engagement moral… Je me demande cependant quelle société aurions-nous si personne (incluant le États) ne respectait ses engagements moraux. Je pense aux promesses électorales (aimons-nous nous faire avoir par ceux pour qui on a voté?), se donner rendez-vous au resto à une heure précise (!), dire “je t’aime” (vous diriez “je t’aime” simplement pour faire plaisir à votre entourage (un petit indice: l’analogie fait référence aux relations internationales, la diplomatie), en ayant en arrière pensée que ce n’est là qu’un engagement moral qui n’a AUCUNE valeur?).
La capacité d’engagement moral prend sa source dans la conscience de soi qu’a l’humain, ce qui le distingue des animaux. Moi, j’en suis fier. Pas vous?
Je vous concède que le monde n’est pas parfait, et que parfois on peut croire que peu de choses nous distinguent des animaux (et parfois même, qu’on devrait prendre exemple sur eux!), mais faut-il pour autant invoquer que le monde est sauvage pour justifier la perpétration de sauvagerie? (Je ne m’attends pas à ce que vous compreniez réellement ce dernier propos, qui est plutôt destiné aux autres lecteurs).
Plutôt dommage de ne pas pouvoir débattre ici sur des bases communes, fondées. D’autant plus avec un futur confrère, ce que nous aurons éventuellement à faire devant un tribunal.
Seul les fous ne changent pas d’idée, et je comprends que vous ayez pu être choqué par l’évidence des statistiques une fois décortiquées, et de votre impuissance à argumenter sur leur base, mais il n’est jamais trop tard pour prouver le contraire… J’ai peut-être tout faux… Et je l’admettrai bien volontiers.
Il est excellent ce billet que vous avez écrit! Félicitation!
Désolé pour mon premier message, de toute évidence j’ai été arrogant sans trop le vouloir. Et je réalise que l’auteur est de toute évidence quelqu’un avec qui on mérite de débattre et non de “bitcher”. My mistake !
Ce que je veux dire en gros, c’est que selon moi la grève n’est pas le bon moyen de pression, évidemment vous aurez à reprendre vos cours plus tard dans l’année si ceux-ci sont reportés, ce qui nuit à ceux qui sont sur le point d’obtenir leur diplôme ou ceux qui attendent leur job d’été afin d’avoir l’argent nécessaire pour étudier ( donc on veut être contre la hausse des frais de scolarité, mais pour montrer notre bonne foi on s’engage à moins gagner d’argent cet été…). De ce fait, la grève est vraiment ironique, vous en conviendrez.
Pour ce qui est des statistiques, c’est bien un domaine où on peut faire dire ce que l’on veut à des chiffres, alors je suis du côté plutot de ceux qui disent que la hausse aurait un effet positif sur les étudiants à plus faibles revenus, tout en faisant payer leur juste part aux plus nantis. On ne peut pas en vouloir au gens qui sont de cet avis, les chiffres le prouvent tout autant qu’ils prouvent votre point. De là le pourquoi je mets l’argument “chiffre” sur la glace.
Le plus important, selon moi, c’est la vision, comme société, qu’on a de l’éducation. Pourquoi, pour une fois, n’aurions nous pas le droit d’être parmis les meilleurs ? Pourquoi ce sont toujours les mêmes universités anglophones canadiennes qui se qualifient en tête d’affiche pour les emplois décrochés et la reconnaissance des diplomes ? Comme c’est là, on s’enligne pour former le plus de gens possible avec une éducation “correcte”. Où est le désir de l,excellence ? D’être les mielleurs ? C’est cette identité qui forge une société, et non le nombre de diplômés qu’elle réussi à former chaque année.
Et, pour que cette excellence soit atteinte, et bien ça prend des sous ! Et demandez-vous la question : est-ce que je susi prêt à payer 2000-3000 $ de plus par année pour que mon diplôme prenne plus de valeur ? Ici, une réponse négative met définitivement fin au débat et ça ne vaut simplement plus la peine de parler avec ceux qui veulle cette grève !
Et le plus important : Le gouvernement n’a juste plus d’argent ! Un triste réalité, mais une réalité dont il faudra vivre avec pour les prochaines années.
J’en au tout aussi marre des : « Oui, mais moi….. »
Comme le dit Simon Crépeault, la gratuité scolaire n’est pas une affaire de chiffre, mais un choix de société. Ce choix de société fut fait par et pour la puissante et obèse génération des bébés boomers. Ils ont terminé leurs études, profité des bienfaits de la Révolution tranquille, ils ont une maison, un chalet, deux voitures, une piscine et un régime de retraite dans le coffre. Cette génération qui a financé ces mesures sociales est sur son point de départ (du marché du travail) et passera du statut de pourvoyeur à celui de bénéficiaire.
Ma question est la suivante, avons-nous plus de chance de payer les frais qu’occasionnera ce changement de statut en formant des ouvriers industriels, des caissiers de dépanneurs qui possèdent un diplôme d’études secondaires ou encore, en formant une main-d’œuvre spécialisée et de hauts niveaux qui peut faire concurrence à l’international? La réponse semble tellement évidente.
Ferons-nous de l’Université un tournoi éliminatoire de la société où ceux de plus de moyens auront accès aux postes de pouvoir via la corroboration d’un diplôme alors que les moins nantis, même dans la douance, peuvent se voir dans l’impossibilité de fréquenter l’Université?
Il me semble que les sciences humaines ont fait assez de chemin en 50 ans pour ne plus voir ce genre d’analyses économiques ponctuelles et superficielles s’appliquer au domaine de l’éducation. Il me semble que Pierre Bourdieu a déjà fait le procès en long et en large de ce type d’argumentaire. La commission Parent qui est à l’origine de la réforme scolaire de la Révolution tranquille proposait de payer les étudiants à temps plein un salaire mensuel, considérant que l’échec ou le décrochage (souvent causés par des problèmes financier) sont des dépenses à long terme beaucoup plus importantes que les frais d’une telle mesure. M. Parent n’est pas un progressiste de gauche, syndicaliste aux illusions utopiques d’égalité sociale; il porte de titre de Monseigneur! Le monde tourne mal lorsque qu’un clerc des années 50 peut nous donner des leçons de socio-101!
La trop grande importance que prend le discours économique (pour ne pas réduire ça à de l’arithmétique) dans la réflexion sur l’éducation me TAPE SUR LES NERFS. Si les comptables et juristes semblent être les meilleurs pour comprendre le discours de l’État sur l’éducation, ce n’est que parce que ce dernier fait du terrorisme mathématique… une veille technique. À l’image du prêtre qui récite sa messe en latin afin de s’assurer de n’avoir aucun opposant, l’État nous déballe son discours bourré de chiffres pour la même raison. Ceux qui ont la connaissance pour comprendre le discours de l’état et ceux qui ont la connaissance la plus à propos pour alimenter le débat ne constituent pas la même population. Les plus à propos pour alimenter le débat sur la hausse des frais de scolarité ne sont ni les juristes, ni les économistes, se sont les penseurs de l’éducation, les sociologues, les profs… les tonnes de livres écrits qui vont pour la plupart à l’encontre d’une analyse économique ponctuelle qui est beaucoup trop limitée.
“Comme le dit Simon Crépeault, la gratuité scolaire n’est pas une affaire de chiffre, mais un choix de société”
Jamais si bien dit, et effectivement la société n’a MANIFESTEMENT pas fait ce choix la !
@ JMS
Aucun problème! Les sujets chauds provoquent des débats enflammés! Il ne faut tout simplement pas se laisser trop emporter!
“donc on veut être contre la hausse des frais de scolarité, mais pour montrer notre bonne foi on s’engage à moins gagner d’argent cet été”
Sur ce point, je crois qu’on ne peut négliger l’impact des luttes sociales sur le développement de la société. Il suffit de songer aux (1) esclaves noirs du sud des États-Unis: On aurait pu dire qu’il n’était pas “logique” ou “rentable” pour eux de se rebeller contre leurs propriétaires au risque de leur vie, mais ils l’ont fait. Avec du recul, ont-ils eu raison de le faire? (2) La lutte des femmes. Comment auraient-elles dû revendiquer le droit de vote? En restant dans leur cuisine et à accomplir leur besogne conformément à ce qu’on attendait d’elles, tout comme on s’en attends de la part des étudiants qu’ils étudient sans revendiquer quoi que ce soit? Non, elles ont dû sortir de leur cuisine, quitte à ne pas produire de gâteaux pendant un moment… Oserions-nous leur reprocher d’avoir gaspillé oeufs et lait ? (3) Le printemps Arabe. Mais que faisaient-ils dans la rue tous ces idiots? Au risque de leur vie, ils revendiquaient la liberté. Était-ce ironique qu’ils sacrifient leur vie au nom de la liberté alors qu’ils auraient pu rester tranquillement dans leur condition inhumaine jusqu’à ce qu’ils crèvent avec le coeur brisé de n’avoir rien fait pour améliorer la condition de leur descendance?
Pour votre second propos, il est vrai que la hausse pourrait faire en sorte de faire payer la juste part aux mieux nantis. Également, l’on peut croire que les bas frais de scolarité sont subventionnés en grande partie par la classe moyenne, ce qui ferait profiter les plus riches (parce que ce sont ceux issus de telles familles qui ont un plus haut taux de scolarisation).
La situation actuelle vous donne probablement raison: la “bonification” des bourses (n’oublions pas que cette bonification constitue un écran de fumée pour 75% de la population) du même montant que la hausse l’accessibilité aux bénéficiaires de l’aide financière, soit les plus pauvres, tandis que les plus riches bénéficient de baisses d’impôt ET ont accès à des bas frais de scolarité, dont ils sont les premiers usagers.
Mon argumentation penche en faveur d’une saine gestion des finances, et sur ce point, nous sommes tous deux d’accord. Par contre, la hausse des frais de scolarité fait en sorte que plusieurs (principalement la classe moyenne, voir le calcul: http://bit.ly/x0WJXr ) ne seront pas avantagés par la hausse, tandis que le reproche d’avoir réduit les impôts témoigne justement d’une gestion déficiente des finances. Il s’agit ici, comme vous le dites – et j’en conviens – d’un choix idéologique, voire même un choix de société.
Mais la lutte que les étudiants et une partie de la population les appuyant mènent en ce moment est également un choix de société: la société n’est pas monolithique. La démocratie est synonyme d’opinion divergente qui DOIT se manifester par quelque moyen que ce soit: c’est la liberté d’expression.
Si un groupe, tel les étudiants, oppose sa dissidence au pouvoir (tel que le requiert une saine démocratie), comment devra-t-elle le faire? Quel autre moyen que la grève les étudiants possèdent-ils? On leur dira d’attendre bien gentiment la prochaine élection pour voter pour un parti qui aura courtisé leur vote? Je ne crois pas qu’une telle option soit saine du tout.
Des débats d’idées doivent être faits PENDANT les mandats, et pour attirer l’attention, si vous avez de meilleurs manières de créer un climat favorable à la discussion, suggérez-les, mais jusqu’à preuve du contraire, je ne crois pas que les discussions que nous avons présentement auraient lieu sans perturbation attirant les médias, les blogeurs, mais surtout les lecteurs en quête d’opinion, qu’elle aille dans un sens ou dans l’autre.
C’est ce que l’on appelle un débat de société: condition essentielle à l’élaboration d’un choix de société éclairé.
Et votre commentaire sur ce que vous semblez traiter de “sous-métiers” est très déplorable. Où en serait notre société si nous n’avions que des universitaires qui ne savent même pas comment changer une roue d’auto ? Présentement, nous ne formons pas l’élite qui ferait rougir les autres pays sur la scène international, je vous en signe un papier.
Ah en passant, surement que l’électricien ou le plombier gagnerons un salaire de loin supérieur aux gradué en socio-philo-politique- autre bac subventionné par l’état pour “élargir ses connaissances et ne rien rapporter au bien collectif”. Un peu de respect svp.
I had to stop reading the article because the first issue — que l’aide financière augmentera du même montant que la hausse — was not dealt with. You call it a myth, but your explanation simply says that even if it’s not a myth, it’s irrelevant. Why is it called a myth, then? The criticism you try to make is that some people who need financial aid to access university don’t get it. There are some gaps in the system. In most cases, it’s easy to get around these gaps, but not always. However, instead of calling for a tuition hike people could (and I believe, should) call for a (slight) reform to the financial aid program.
Why did I get stuck on this issue? I think that indirect subsidies are better than direct subsidies since they can offer both egalitarianism and the efficiency of market mechanisms. Indirect subsidies can be structured to achieve the same result for everyone (ie: tuition hike = X$. There can be X$ per student in direct subsidies to prevent the hike, or X$ per student in bursaries), but they offer much more flexibility.
Je me permets de te répondre en citant le commentaire écrit par Sylvain Bujold ici : http://leglobe.ca/blog/2012/02/la-reine-beauchamp/
Il a écrit : “Pour tenter de ne pas nuire à l’admissibilité, le gouvernement va bonifier l’aide financière. Ce qu’il faut savoir, c’est que 98% de cette bonification de 120M$ va provenir de la hausse des frais de 1625$, ce qui représente 35% de cette hausse. Autrement dit, le gouvernement accordera plus de prêts aux étudiants qu’ils financeront eux-mêmes (déjà, c’est un impôt déguisé que l’on refile aux étudiants qui, en moyenne, gagne 12000$/an et donc ne paie normalement pas d’impôts). Comment cela vous concerne-t-il? Les étudiants ne paient pas d’intérêts sur ces prêts pendant la durée de leurs études. Toutefois, quelqu’un doit bien les payer? Évidemment, c’est vous, la classe moyenne, qui à travers vos impôts allez payer des intérêts sur des prêts que le gouvernement fait, au nom des étudiants, auprès d’institutions financières. Autrement dit, en bonifiant l’aide financière, en plus de taxer et d’endetter une des couches les plus pauvres de la population (les étudiants), le gouvernement vous fera payer des intérêts sur 120M$ de prêts pour mettre encore de l’argent dans les poches des institutions financières. Sans compter le reste, que l’IREC a trouvé dans son étude sur l’impact de la hausse de l’aide financière. Je vous invite à écouter ce court vidéo http://www.youtube.com/watch?v=qSLrQJN_1UM ou, encore mieux, à lire le détail de l’étude ici http://www.irec.net/upload/File/EducationAidefinanciere%20Janvier%202012.pdf “
ya quelqu’un qui sait le % d’étudiants qui ne paient pas leurs études universitaires parce que payées en totalité par leurs parents?
Bonjour,
Je suis un étudiant en génie et pour être franc je n’avais jamais vraiment porté attention au débat sur la gratuité scolaire, du moins sur celui contre le dégel. Je vous remercie beaucoup pour votre article, cela m’a donné goût d’en apprendre d’avantage. Cependant, il y a un point sur lequel je me questionne, peut-être saurez-vous me répondre.
Donc, si on suis la logique, si nous abaissons les frais de scolarité, nous augmenterons les diplômés?
Mais j’aimerais savoir si nous en manquons vraiment des diplômés universitaires? Du moins je crois que cela varie selon les champs d’études… Personnellement, je suis persuadé de me trouver un emploi à la fin de mon baccalauréat ou de ma maîtrise car il y a amplement d’ouvrage et j’ai aussi une grande motivation. Cependant, combien d’étudiants sortent de l’université sans vraiment utiliser leur diplôme? Combien devront retourner à l’école et être encore subventionnés par l’état parce que finalement ce n’était pas ce qu’il pensait et que percer en littérature c’est pas si facile! Ils pourront remercier le gouvernement de leur avoir permis d’augmenter leur culture générale mais je ne suis pas certain que c’est l’objectif de ce dernier.
En fais, je crois que l’objectif du gouvernement est de veiller au bien être de la société. C’est malheureux mais pour cela je crois que ça prend de l’argent. Je reste d’accord avec vous que la baisse du taux d’imposition est assez suspect. Cependant, pensez-vous qu’une augmentation des frais de scolarité permettrait aux personnes de faire des choix plus éclairés pour leurs études et ainsi sauver énormément d’argent à l’état en évitant une réorientation? De plus, combien ne mettent pas l’effort nécessaire dans leurs études et recommence leur cours au frais du gouvernement parce qu’ils ont trop faite le party? S’il payait plus, peut-être que ça serait différent…
Personnellement, je suis pour une société meilleure et extravertie… Cependant, lorsqu’il sera venu mon tour de payer, je veux que mes impôts et taxes servent à faire graduer des étudiants qui contribueront à un Québec meilleur. Non pas pour financer des étudiants qui prenne pas les études aux sérieux et qui accumule les diplôme sans les rentabiliser auprès de l’état. Pour ce problème, je vois deux solutions, voici la plus drastique : contingenter les programmes et prendre juste le nécessaire, sinon voici la seconde qui selon moi sonne mieux : augmenter les frais de scolarité pour faire une sélection naturelle des plus motivé. Je crois réellement que certain profite de la situation et à approximativement 25 000$ /années / étudiants … je sais pas si une société peu se permette cela…
Désolé pour le manque flagrant de preuves, j’ai malheureusement pas vraiment le temps de faire autant de recherche que vous. Je me suis basé sur mon environnement et sur mon opinion et ce que je recherche à améliorer.
Merci,
Désolé pour l’orthographe également… je n’ai pas pris le temps de me relire…
@Louis S
“Mais j’aimerais savoir si nous en manquons vraiment des diplômés universitaires?”
Je pense qu’on n’en a jamais assez, dans le contexte de la modernité et de la mondialisation actuelles, les nations de cancres se feront torcher tôt ou tard par les autres…
Quand le prix du bois de construction ou de l’or baisse, un pays de gens instruits peut quand même se développer. En Finlande par exemple où il n’y a pas beaucoup de ressources naturelles comme ici, on mise férocement sur le capital humain. La Finlande, un des pays les plus riche au monde, n’a comme potentiel que l’éducation, voilà qui devrait convaincre tout le monde.
Mais comme je pressens que ça ne sera pas suffisant comme argument, je vous donne volontiers les taux de chômage au Québec en 2005 selon la le niveau de scolarité :
-Sans diplôme; 9.8%
-Diplôme d’études secondaire; 5.3%
-Diplôme collégial; 4.2%
-Diplôme universitaire 3%
Non seulement les universitaires comptent moins de chômeurs dans leurs rangs mais ils gagnent aussi plus, ce qui en fait de bons payeurs d’impôts dans le futur qui payeront pour les études des générations futurs, c’est comme ça que ça marche!
Pour la réorientation et les années “niaisées” à l’université sans obtention de diplômes, je ne vois pas trop le lien. D’un coté, des frais trop grands obligent l’étudiant à travailler pendant ses études, ce qui le met à risque plus grand d’échecs, de l’autre coté, je ne vois pas en quoi 1625$ de moins en frais de scolarité inciterait du monde à perdre des années de plus dans le système scolaire…à vous d’élaborer….
Pour le reste de vos arguments, les “traîneux” qui changent de programme, il y en aura toujours. Pour 10 gradués bons payeurs de taxe, il y aura peut-être un “traîneux.” Si ce jeune qui se cherche n’a pas accès à l’université, il fera quoi? Son problème est qu’il ne sait souvent pas trop quoi faire. Personnellement, je préfère qu’un jeune se cherche de cette façon qu’une autre….il en coûte cher vous savez de laisser un jeune à lui-même sans projets accessibles. Il y a la drogue et le BS si vous préférez….Pour moi, un jeune qui se cherche à l’université fait ce qu’il faut, la répression c’est pour les cas plus dangereux dans mon éthique personnelle.
Votre commentaire est très pertinent! Merci d’avoir pris le temps de démystifier certaine de mes interrogations.
Pertinent mais sans fondement. Prendre l’exemple de la Finlande, c’est oublié que la-bas ils ont un fardeau fiscal de beaucoup supérieur au notre, ce qui permet d’assurer une certaine gratuité scolaire même de haut niveau.
Pour ton interrogation sur le nombre de diplômés, j’avoue que moi aussi je me pose des questions à savoir s’il y en aurait pas trop dans certains champs d’éducation. En génie, avec les retombés que votre facultés génère pour l’université en frais de recherche, vous faites amplement votre part pour le financement des écoles
Par contre,là ou je suis en désaccord avec Koval, c,est que selon moi le but n’est pas de “donner” un diplôme universitaire au plus de gens possible, mais de miser sur la qualité de ce diplôme pour ceux qui l’ont entre les mains. Et cette qualité là, elle coutte quelque chose.
Rappellons-nous que le droit à l’éducation est un droit fondamental, le droit à l’éducation GRATUITE, c’est une toute autre histoire.
Personnellement, moi, j’ai étudié en géographie et en environnement. Je suis présentement au 2e cycle. Or, quand j’ai fait mon certificat en environnement avant mon bacc en géographie, c’est que je n’avais aucune idée de ce qui m’allumait dans la vie. Excepté que je me souciais de l’environnement.
Aujourd’hui, je crois savoir, mais avec le gouvernement Harper et toutes ses coupures, rien ne me garantit un emploi. J’étudie ce que j’aime. Est-ce que j’aurais fait les mêmes choix avec des frais de scolarité aussi élevés? C’est clair que non. Pourtant, j’ai enfin trouvé ce que j’aime dans la vie.
Je ne suis pas la seule dans cette situation. Pouvoir étudier un domaine qui nous passionne est mille fois plus encourageant qu’étudier pour gagner notre vie. Mais d’un autre côté, on se lance dans l’inconnu. Je préfère être heureuse dans ce je veux faire plus tard que de travailler pour faire de l’argent et subvenir à mes besoins.
Pourtant, c’est ce que Charest nous lance comme message. Faites un DEC au lieu d’études universitaires. Ce n’est pas tout le monde qui a la chance d’être manuel, de vouloir devenir ingénieur ou médecin.. C’est comme s’il fallait que tout le monde s’intéresse à ces domaines, car c’est payant et rentable pour la société.
Je tiens à mentionner que l’éducation, même aujourd’hui n’est pas gratuite. On paye, on étudie et si on doit travailler en même temps pour subvenir à nos fins, on rush pas mal, selon le bon québécois.
Les diplômés ne seront jamais de trop. C’est comme si on devait se demander si ce ne serait pas plus bénégique de devenir une population ignoble. Et je tiens à mentionner que ce n’est pas nous, les jeunes, qui doivent écoper des erreurs du passé. On a rien demandé pour être autant endetté aujourd’hui.
Évidemment, s’il s’avère que certains programmes sont totalement inutiles, je n’ai rien contre les fait de les fermer.
Idem pour les soins de santé d’ailleurs. Je n’ai rien contre le progrès!!
Mais bon, soyez donc plus clairs, vous semblez penser que certains diplômes ont une valeur nulle, faites nous la liste. Moi je suis mathématicienne, mon chum philosophe, je considère nos diplômes sont aussi importants l’un que l’autre.
Convenons que ceci est une autre discussion. La qualité et la pertinence des programmes, est aussi un enjeu, bien sûr! Cela n’anule pas les tendances que j’évoque dans ma réponse à Louis…
Pour mon cas, je ne peux prendre que des exemples de mon entourage immédiat. Ici je ne mentionnerait même pas la possibilité d’obtenir des prêts car la personne en question a réussir à en obtenir un. MAIS, même si on réussis à obtenir un prêt, il faut encore que celui ci réponde à la demande. Dans son cas, si ce n’était pas de ses parents qui l’aident en lui payant sa nourriture, elle devrait faire le choix entre celle-ci ou sa passe de bus pour se rendre à ses cours! Qui peux payer ses cahiers, son matériel, sa passe de bus, sa nourriture et tout le reste avec 300$? Heureusement, des amis on pu lui prêter des cahiers, car elle n’aurait jamais eu les moyens de se les payer.
Dans mon cas personnel, je fais partis de ceux qui n’ont aucune aide financière de la part de la famille et je dois donc travailler afin de payer moi-même mes études. Plusieurs le disent, et je le répète, il est difficile de concilier travail et études. On perd alors notre chance de mieux performer à l’école car plutôt que réviser ou faire nos travaux, on travail pour se payer ses cours.. Les prêts et bourses sont difficile à obtenir et cette augmentation de frais me coûterait simplement ma chance d’aller à l’université (ou de terminer mon programme) si je n’arrive pas à me procurer un prêt ou bourse (et encore, il faut qu’il suffise). Je dépendrais donc littéralement de ce prêt pour aller dans le domaine qui m’intéresse alors qu’avec le coût actuel, je pourrait m’arranger pour m’en sortir avec les moyens que j’ai présentement (mais j’aurais quand même besoin d’un prêt pour les dernières années). Cette hausse ne serait donc pas seulement difficile à écoper, mais elle risquerait de forcer des gens à quitter l’université par manque de fonds, SURTOUT si les prêts et bourses ne suffisent pas.
http://www.lactualite.com/economie/pierre-fortin/quand-le-diplome-equitable?utm_source=newsletter&utm_medium=email#.T0Vxn6-iINk.facebook
Prenez le temps de le lire. Il vient le temps dans la vie, même d’un futur juriste, d’admettre les faits et de voir la vérité en face. Vous n’en sortirez que gagnant dans la vie.
Si on se fie à cet article, en supposant des frais de scolarité de $1200 par session versus $3600, et en supposant que la différence est absorbée ENTIÈREMENT par le gouvernement, il en coûterait $9600 par étudiant s’il reste aux études 4 ans (le calcul de M. Fortin est par rapport à un étudiant au bac).
Ce même étudiant, à la fin de sa vie, va avoir remis $250 000 (de plus que le non diplômé) en impôts. Sur une vie de 85 ans, cela représente un rendement de 2504.17 % du $9600 initial sur 60 ans (en comptant que l’étudiant termine a 25 ans). Cela donne une taux de rendement annuel d’environ 5.515%, ce qui est également suppérieur aux taux des marchés. De plus, avant d’avoir atteint ce $250 000, le gouvernement percevra progressivement ces impôts et pourra donc augmenter ce rendement, notament par des investissements ou des placements.
L’article de M. Fortin ne prouve qu’une chose en fait : l’éducation post-secondaire profite aux étudiants, mais aussi beaucoup au gouvernement.
P.S. Comme toutes les valeurs sont basées sur la valeur actuelle du dollar, le calcul d’inflation n’est pas nécéssaire. Aussi, les coûts pour la session sont les deux valeurs les plus extrèmes qui m’ont été présentées; ce calcul démontre donc le PIRE rendement que le gouvernement pourrait obtenir en assumant la hausse des frais.
J’ai pris le temps de lire l’article.
LA vérité a bien des facettes.
C’est d’ailleurs pourquoi la plupart des causes se rendent devant un tribunal. Quand la loi ou les faits sont clairs et non équivoques, il n’y a que très peu ou pas de débat, vous le savez bien: ça se règle hors court. Va pour la leçon de vie.
L’article proposé parle en “si”.
“On pourrait, par exemple, porter cette contribution de son niveau actuel de 10 % du coût réel des études à 17 %. ”
“Il suffirait de réajuster le régime des prêts et bourses du ministère de l’Éducation en proportion [...].”
C’est sûr que si, et je dis bien “si”, les prêts et bourses faisaient en sorte que tous (riches ou pauvres, provenant de milieux favorisés ou non) pouvaient accéder de manière égale aux études supérieures s’ils en avaient le potentiel, je ne crois pas que les étudiants s’élèveraient ainsi contre la hausse, moi le premier.
Mais à quoi bon une hausse qui serait compensée par plus de bureaucratie pour la gestion des prêts et bourses? Aussi bien éliminer les frais de scolarité (405 millions par année).
Dans le cas présent, les étudiants et la population sont contraints de se lever debout et de manifester leur désaccord contre un gouvernement QUI NE PROPOSE PAS CE QUE L’ARTICLE, QUI PARLE EN “SI”, SUGGÈRE DE FAIRE!
Comment croire qu’un gouvernement (rappelons la tentative du gouvernement de sabrer 103 millions en bourses (2005), pourrait, après avoir haussé les frais de scolarité, réellement assurer l’accessibilité à tous, de manière équitable? Relisez mon texte, un rapport du comité consultatif commandé par et destiné au gouvernement le dit noir sur blanc:
“les obstacles financiers sont bien réels et que les hausses des droits de scolarité peuvent avoir un effet négatif sur la participation aux études universitaires” pour ensuite dire qu’il “est possible de contrer ces effets pervers avec des mesures financières compensatoires” notamment par l’attribution de bourses.
Si l’attribution de bourses est déficiente, ET C’EST LE RAPPORT GOUVERNEMENTAL QUI LE DIT, les obstacles financiers seront bien réels et pourront avoir un effet négatif sur la participation aux études universitaires.
C’est quoi ça si ce n’est pas la réalité qu’on voit en face?
S.V.P. Répondez avec un argument béton qui peut contredire les FAITS DOCUMENTÉS que j’avance, sinon j’aurai vraiment l’impression que votre idée est faite indépendamment de la réalité (je ne dis pas “vérité”, car elle a bien des facettes) un peu comme les créationnistes ou les red necks qui font des courses de tracteur et qui pensent que le réchauffement climatique de cause anthropique est une conspiration…
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/education/201202/22/01-4498823-des-etudiants-contre-la-greve-recoivent-des-menaces.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_les-plus-populaires-title_article_ECRAN1POS1
Vraiment intelligents vous et vos petits amis…
Bon, je me confesse, je n’ai pas fini de lire votre article, non par manque d’intérêt, mais pas saturation de chiffre. J’ai fait suffisamment de mathématiques pour en venir au point où à me rendre compte qu’on peut faire dire n’importe quoi au chiffre. Mon point de vue est plus social. Je vous donne une analogie simple. Si j’ai a payé ma première automobile, je vais lui faire attention, car ce genre d’investissement est très coûteux. Si je n’ai rien à dépenser, pour cette même automobile, est-il possible que le soin que je vais y porter soit plus faible?
Donc, je suis étudiant au Cégep, la prochaine session je vais à l’Université, probablement le plus gros investissement de ma vie. Je courtois des élèves non disciplinés, que l’échec ne fasse pas peur, car, il ne vas en coûter que quelque dollars pour étirer sur une autre session, voir deux. Dans la vie, il y a toujours moyen de moyenner et si la détermination, la vrai, est dans ton coeur, je t’assurer mon cher que tes études, tu va trouver une façon de te les payer.
Dernier point, exemple de manipulation de chiffre. On dit que le Québec est une référence en terme d’inscription à l’Université/Cégep. Certes je ne peu le dénier, par contre, pourquoi ne parle-t-on pas de taux de décrochage? Qu’en ai-t-il de la qualité des étudiants? Faisons-nous un nivelage vers le bas?
Laissons parler les chiffres et bottons le cul de nos flans mou! C’est dans l’adversité que nous nous développons et que nous savons notre vraie valeur.
Merci
Francis Beaulieu
Étudiant au Cégep Limoilou
Technique administrative
Pour ce qui est de l’analogie de la voiture, je suis d’accord avec vous: plus une chose nous aura coûté cher, plus on prend conscience de sa valeur. Mais selon l’offre et la demande, c’est la rareté (donc l’inaccessibilité) qui en fait augmenter la demande, et donc le coût. Auriez-vous été un heureux chanceux qui aurait été sélectionné pour aller aux études? Avez-vous un loyer à payer? Travaillez-vous pendant vos études? Avez-vous un enfant? Vous allez à l’université directement après le CÉGEP, aurez-vous des prêts et bourses parce que vos parent moins de 30 000$ chaque? Êtes-vous seul à payer vos études (ou vos parents vous aident financièrement)?
Répondez non à quelques questions, sortez de votre personne et imaginez un scénario qui n’est pas le votre. Si on a mal au cul et qu’on se le botte, est-ce que ça aide? Est-ce que c’est de se botter le cul qu’on a réellement besoin dans ce cas-là ? La condition personnelle de tous et chacun ne devrait pas être un obstacle à l’éducation. Pensez-vous que tout le monde s’appelle Francis Beaulieu et se botte le cul comme vous le faites?
Et si vous ne terminez pas un article de 8 pages parce qu’il a trop de chiffres (trop de chiffres? C’est comment la technique administrative?), je vous plaint bien de croire qu’on leur fait dire n’importe quoi. Vous êtes vous donné seulement la peine de les consulter les chiffres? Sinon, qui, réellement, dit n’importe quoi?
J’aurai le même commentaire qu’à JMS: De grâce, répondez avec un argument béton qui peut contredire les FAITS DOCUMENTÉS que j’avance, sinon j’aurai vraiment l’impression que votre idée est déjà faite, et ce, indépendamment de la réalité. Un peu comme les créationnistes ou les red necks qui font des courses de tracteur et qui pensent que le réchauffement climatique de cause anthropique est une conspiration… Pas une belle image…
C’est pas parce qu’on entend des choses à la radio, des opinions personnelles, qu’on doit automatiquement y croire. C’est toujours plus difficile et demande plus d’énergie d’aller chercher soi-même l’information pour construire et réellement avoir notre opinion personnelle (fondée plutôt qu’imitée). C’est pourquoi il faut être critique et consulter les données, ce que vous ne semblez pas avoir fait.
Je vous cite pour conclure, c’est très à propos : “Laissons parler les chiffres et bottons le cul de nos flans mou! C’est dans l’adversité que nous nous développons et que nous savons notre vraie valeur.”
Mon collègue de blogue a écrit ceci ce matin…
https://jeanneemard.wordpress.com/2012/02/29/education-bien-prive-ou-bien-public/
J’ai lu votre article au complet et je vous remerci de faire un article très pertinent qui démontre à chaque fois des preuves à l’appuis. De nos jours, plusieurs pensent avoir un mot à dire, cependant s’ils prennent pas le temps de connaître tous les propos et les faits, ces mots ne veulent plus rien dire !
J’aurais 100 raisons d’être pour la hausse des frais, je suis ingénieure et ce n’est pas dans ce milieu que nous manquons de ressources. Ces 100 raisons sont, malheureusement, égoistes et individualistes. Par contre, j’ai eu la chance (appeler ça comme vous voulez) d’avoir eu une situation financière très difficile et je comprends la misère que certain éprouve. Ce mettre dans la peau des gens n’est pas facile pour certain, cependant l’excerice est peut-être un atout pour pouvoir devenir les grandes personnes de ce monde.
Je suis fier de notre jeunesse (qui ne sont pas mous et paresseux comme bons nombres de généralistes le pensent) qui se lèvent pour avoir un brin d’espoir dans ce monde où nos supérieurs croient que nous sommes seulement là pour subir les besoins des autres. Nous avons des droits et nous avons besoins de vagues de changements dans cette misère. Oublions un peu notre moi, et pensons au nous. Le nous qui pourrait nous amener au-delà des frontières, au-delà de nos espérances. Pourquoi rester assis et chialer quand nous pouvons être debout et changer, trop de gens critiques sans jamais prononcer leurs voix quand il est vraiment temps. C’est à notre tour, de faire changer la roue, c’est la jeunesse qui fera le monde de demain !
Levons-nous et crions haut et fort ce que nous voulons. Ensemble, unis !!
Je prends la peine de participer au débat pour présenter un argument qui jusqu’ici me semble avoir été échapé par les partisant de “l’investissement dans sa propre éducation”.
Ces partisants de la hausse des frais de scolarité utilisent l’argumentaire selon lequel des dettes d’études représentent un investissement rentable puisque l’emploi décroché au terme desdites études sera plus lucratif… ce raisonnement, bien que logique à première vue, me semble pernitieux puisqu’il créé selon moi une hiérarchie du savoir selon le revenu engendré par la profession.
En effet, le médecin ou l’avocat, au terme de ses études gagne plus que le politicologue, l’artiste, le philosophe, etc. Ses études sont-elles alors un meilleur “investissement” ? Le savoir du médecin a-t-il plus de valeur que celui du philosophe ? Vous comprenez le terrain glissant sur lequel on s’aventure. Nous en avons tous vu des gens parler, le nez en l’air, dédaigneux, de tous ces “pelleteux de nuages”, pendant que EUX ils ont des VRAIES JOBS.
Si toutes la responsabilité financière de vos études vous incombe personnellement (et non pas de façon sociale), ferez-vous les mêmes choix ? Accepterez-vous de poursuivre des études supérieures sur plusieurs années, vous endettant de ce fait de façon astronomique, pour ensuite occuper un emploi (si vous en trouvez un!) qui ne génère pas un gros salaire ? À moins d’être issu d’un milieu très aisé… non.
En tant que société, qu’est-ce qu’on veut ? Une société avec des artistes, des penseurs, des intellectuels ? Ou une société comptable ?
J’ai récemment terminé un baccalauréat pour lequel j’ai bénéficié des prêts et bourses de l’AFE. Il y a certains bons arguments sur cette page, mais, malheureusement, on n’y présente qu’un côté de la médaille! Pour ma part, je suis plutôt en faveur de l’augmentation de frais de scolarité. À ceux qui s’y opposent, j’aimerais connaître votre opinion sur ces quelques sujets :
1- Les étudiants qui échouent plusieurs cours par manque de volonté. Peut-être le font-ils parce qu’ils ont des parents qui les poussent dans le dos dans un domaine qu’il ne les intéresse pas? Peut-être parce qu’ils ne se voient pas encore sur le marché du travail et qu’il se complaise à « coller » à l’université? Peu importe… Ne croyez-vous pas qu’ils devraient contribuer davantage au système d’éducation?
2- Les étudiants qui proviennent de familles aisées et qui n’ont aucun souci à payer leur frais de scolarité. Ne croyez-vous pas qu’ils devraient contribuer davantage au système d’éducation?
3- Les étudiants qui gèrent mal leur argent, qui se paient du « luxe » et qui ont du mal à payer leurs sessions par la suite. Ne croyez-vous pas que, ce dont ils ont réellement besoin, c’est d’une éducation sur une saine gestion de leur portefeuille (et non d’une distribution de prêts et de bourses)?
Ces cas là existent certainement. Le problème, c’est qu’il devient difficile d’avoir un système parfait. Pour contrer ceux qui manquent de jugement dans leur gestion financière ou ceux qui ne sont pas motivés, cela serait très dommageable à une grande partie de la population.
Par exemple, comme ferait-on la différence entre un étudiant qui échoue plusieurs cours parce qu’il n’est pas motivé (et qu’il ne paie pas ses études) et un étudiant qui doit travailler à temps plein, en plus de ses études, pour joindre les deux bouts et dont le rendement académique est affecté?
Pour les étudiants qui gèrent mal leur portefeuille et qui ont de la misère à payer leur session en plus, je ne crois pas que le gouvernement leur accorde présentement de l’argent de plus. Si j’ai 2000$ en bourse et que je les dépense pour m’acheter des lunettes Dior, je ne peux pas aller voir le gouvernement après et lui redemander de l’argent. Je ne suis donc pas certaine de bien comprendre ton argument. Il faut voir que cela ne constitue pas la majorité des étudiants; et que ceux qui gèrent mal finissent tôt ou tard par en subir les conséquences. Est-ce légitime de pénaliser la majorité de la population comme moyen pédagogique (de gestion d’argent)? Je ne crois pas.
Quant à la question des familles aisées qui n’ont aucun soucis à payer leur frais de scolarité, je mentionne le fait que la plupart des familles ne contribuent pas (ou ne sont pas en mesure) de contribuer à la hauteur que prévoit le gouvernement. Pour ces jeunes dont les parents ne peuvent/veulent pas contribuer à la hauteur de ce que prévois le gouvernement, cela laisse trois options : 1) poursuivre ses parents en justice 2) se tourner vers une institution bancaire privée pour obtenir des prêts 3) trouver du financement ailleurs (bourses d’excellence, famille, etc.).
Merci pour cet article. Cela m’éclaire sur bien des aspects.
De mon côté, j’enseigne au secondaire dans le secteur des jeunes et des adultes et je constate, depuis quelques années, une propension du MELS à suggérer et à diriger les jeunes et les moins jeunes vers des secteurs de travail qui demandent des études professionnelles (DEP) et non collégiales ou universitaires. Par ailleurs, dès le primaire, nos enfants sont fortement encouragés à développer leur sens de l’entrepreneuriat par toutes sortes de projets et de subventions. Cette situation me choque, car j’y vois une sorte de complot libéral afin de faire de notre société une société moins éduquée donc moins critique et moins impliquée dans les débats sociaux.
Je ne crois pas qu’il soit mal en soit de développer l’entrepreneuriat. Par exemple, on pourrait faire la promotion des modèles coopératifs de travail, de vente, etc. Cela permet aussi de développer une vision systémique, son leadership, capacités de travailler en équipe, etc. Par contre, ce qui est dommage, c’est le peu de réflexion autour des initiatives d’entrepreneuriat. Par exemple, on ne pousse pas les jeunes à réfléchir sur les conséquences environnementales / sociales de leur initiative. On ne les questionne pas non plus sur l’éthique, etc.
Il apparaît évident que le MELS veuille diriger les jeunes vers des DEP. Moins d’années d’études, moins de coûts, possibilité d’emploi élevé, etc. C’est clairement l’instrumentalisation de l’éducation : on préfère avoir des soudeurs plutôt que des philosophes – qui critiqueront le gouvernement -.
p.s. Je ne suis pas en train de dire que les philosophes sont plus importants que les soudeurs, ou que ces derniers ne sont pas capables de critiquer le gouvernement!!
Je comprend que personne ne peut absorber une hausse de 75% en si peu de temps. Je serais hypocrite de dire aux étudiants de payer sans dire un mot quand j’ai bénéficier du gel ayant obtenu mon diplome en 2006. Par contre les frais de scolarité devrait au moins augmenter au même niveau que le coût de la vie.
J’ai l’impression que personne ne parle des vrais problèmes… Le système devrait peut-être changer.
1- Je crois que le concept des études postsecondaires est que l’état subventionne des étudiants pour obtiennir un diplome et décrocher un emploi pour qu’ensuite ces étudiants redonnent à l’état en impôt et en taxes. Là où j’ai de la difficulté c’est que certains étudiants semblent étudier pour leur culture personnel. Ce n’est pas normal que les principales possibilités d’emploi de certains programme Universitaire soit professeur à l’université quand on sait qu’il n’y a qu’un prof par plus de 100 étudiants. (@ M. je crois que beaucoup de soudeur ou de gens qui ont un DEP s’intéresse à la politique et sont en mesure de critiquer le gouvernement et ont même une très bonne culture personnel.) Par contre subventionné des gens pour qu’ils étudient sans réel possibilité d’emploi c’est problématique.
2- Si quelqu’un vient d’un milieu modeste mais qu’il a le potentiel de devenir médecin, avocat, ingénieur etc. il est essentiel que l’argent ne le l’empêche pas d’atteindre son plein potentiel. Par contre, où j’ai de la difficulté c’est lorsque quelqu’un qui bénéficie pleinement du système de prêt et BOURSE et qu’il refuse de travaillé pendant l’été pour ne pas se faire couper une partie de ses bourses, c’est très frustrant pour ceux qui n’en bénéficie pas et qui doivent travailler pendant leur temps libre.
3- Je peux comprendre que lorsqu’on arrive au cégep à 17 ou 18 ans il peut être extrèmement difficile de décider ce qu’on va faire toute notre vie….par contre je ne crois pas que c’est acceptable que quelqu’un prenne 6-7-8-9 ans afin d’obtenir une technique. Est-ce qu’il y aurait moyen qu’il y ai une limite au nombre de session ou cour subventionné… C’est bien s’impliquer dans la vie étudiante par contre il y a une juste milieu et ça ne devrait pas être au détriment de ses études.
Donc je crois que le problème n’est pas que le système d’éducation manque de revenus mais il y a peut-être trop de dépenses.
Bonjours, moi personnellement je suis soudeur présentement en DEP et je côtoie beaucoup de gens de l’université grâce à mon cercle d’amis donc des débat comme celui ci ont en n’a souvent. Par contre le point de vue du contre est souvent donner par des gens qui n’ont jamais faite fasse à la réalité d’un travailleur qui est à temps plein sur le marcher du travail. J’ai travailler 3 ans a temps plein avant de prendre la décision de retourner sur les bancs d’école à plus de 40 000$ par ans, tu en viens à la conclusion que l’ont paye tellement d’impôt pour garder notre système en vie que l’ont na pas nécessairement les moyens de payer pour un système d’éducation gratuit et de demander de l’aide pour paye les études supposément déjà à faible coûts, donc je trouve normal que tout le monde fasse leurs pars pour payé cella. De toute manière je suis soudeur et anciennement sur le marché du travail et l’ont savait tous que les frais de scolarité allais augmenté cella étais déjà annoncer depuis des années par le gouvernement. pour cella j’ai trouvé un peu ordinaire de la part de la communauté étudiante de déclarer une gréve pour contester quelle que chose d’inévitable et par la même occasion ”scraper” une session déjà payé donc pour la plus part il seront obliger de redéboursé pour une autre session. Je n’apprend à personne ici que en 2012 il y a beaucoup d’autre moyen de faire valoir sont mécontentement que de ”bloker” des rues et un pont et aussi souvent les méthodes plus soft sont prise plus aux sérieux que les grèves et tout le tralala, car elle démontre la maturité que l’ont attendent d’un étudiant du CEGEP ou de L’UNIVERSITÉ
P.S.: dsl pour les fautes surement très présente. J’ai aussi prit le temps de lire tout les commentaires et l’excellent texte !!!